Zarautz
Le 5 janvier 2026
📍 Étape camping-car : Zarautz au Pays Basque Espagnol
On nous avait dit « Zarautz est une petite ville balnéaire qui n’a pas
fini de vous surprendre! » Il est vrai : ville industrielle et historique avec des panoramas superbes, nous vous laissons le plaisir de découvrir les vestiges médiévaux du lieu. Se laisser porter et aller à la rencontre des légendes de ce pays dans une ambiance montagne, prairies, océan est magique!

Autrefois Zarautz voyait les baleiniers partir chasser dans le Golfe de Gascogne ce doux animal qui leur offrait sa vie, sa peau, son huile, sa chair… Le sentier des postes de guet des baleiniers est vraiment à découvrir!

Mais ce qui nous importait à notre arrivée ce 5 janvier , c’était surtout la facilité de se garer avec Baloo, 7,50 m de long. Et là devant nous au centre ville, le petit paradis du camping-cariste en manque de civilisation momentanée : « le mercato! » un petit air basque super sympa avec tout sur place et surtout derrière, la SuperPro quincaillerie « marchand de gaz » que nous cherchions avidement ! trop tard, fermé! Nous reviendrons demain!

Le lendemain matin, drôle d’ambiance, l’Espagne ne nous avait pas habitués à ce silence lourd. On se demandait pourquoi il n’y avait personne dans les rues en semaine, pourquoi on était seuls à déambuler, et surtout pourquoi tous les magasins, absolument tous étaient fermés ; un désert urbain qui grouillait de vie hier. Un peu d’inquiétude transparait entre nous deux : rien aux informations, nous repassons une nuit en attendant les nouvelles du lendemain! Car impossible de tirer un mot aux habitants du cru, entre les pressés, notre espagnol bredouillant et les habitants qui se font un plaisir de ne parler que le basque devant vous, langue totalement incompréhensible et impossible à déduire, nous nous sentions un peu comme 2 invités de dernière minute… ce que nous étions un peu d’ailleurs, curieuse sensation.
Enfin le lendemain, le vendeur de propane éclairera notre lanterne dans la langue de Shakespeare, béni soit-il! Le 6 janvier c’est tout simplement l’arrivée des Rois Mages, et tout les espagnols… basques fêtent cela chez eux… en famille!
Pour la nuit nous nous nous étions installés sur l’aire de camping-car de la ville, vaste parking en terre battue facile d’accès, également proche , à quelques centaines de mètres de notre place « de jour », eau et vidanges possibles sans souci.

Bien il s’agissait maintenant de réussir à se chauffer car les températures n’étaient pas clémentes en ce début d’année. Et là ça se compliqua sérieusement. Nous avions prévu de « faire des économies » grâce aux bouteilles de propane espagnol, moins de 20€ la bouteille 13 kgs annonçaient-ils! Encore fallait il les trouver! L’impression de chercher aiguille dans une botte de foin. Je vous passe les très nombreux arrêts dans les stations essence … non approvisionnées en propane et x magasins en ville! Quant aux bouteilles de propane vertes françaises… il ne fallait pas y compter par ici.
Nous repartons à la recherche des fameuses bouteilles oranges de propane ; car on ne les trouve pas partout, il faut viser les grandes quincailleries. Enfin nous découvrons « la quincaillerie géante » qu’on nous a conseillé. Je vous livre la recette pour le propane espagnol : attention, oui il vous faut une bouteille orange mais avec un bande noire de 1 cm d’épaisseur et inscrite propano en très petit, parce que évidemment, cela aurait été trop simple! ils ont tous des bouteilles oranges… mais c’est du butane donc… être attentif c’est bien!

Mais là il s’agissait d’autre chose : trouver l’adaptateur spécial Espagne et Portugal qui se clipse sur leurs bouteilles spéciales. Sinon impossible à utiliser. Le voici! enfin!

Et n’oubliez pas le réducteur en laiton qui va s’insérer d’un côté sur l’adaptateur de votre bouteille orange, et de l’autre côté sur votre lire.

Enfin nous voilà fin prêts avec des bouteilles à 18€, 30 € d’économie par bouteille, cela valait bien la sueur!
Bien! le camping-car glacial commençait à peser sur notre moral, mais la nuit sera encore bien bien fraiche! car attention au piège! nous l’avons vécu deux fois! Donc je vous donne le truc : il s’agit ‘une valve « clip-on », facile me direz-vous! Mais quand on clipse sur la bouteille, il fallait le savoir, il faut aussi appuyer très très très fort j’insiste lourdement, sur la partie noire en bas de l’adaptateur ; une fois et comme ça ne suffit pas, ne pas oublier d’appuyer encore une autre fois jusqu’au « clic »salvateur.
Ok tout est en place! Mais toujours pas de chauffage! Désespérés, le lendemain, retour rapide vers notre sauveur…..bien ouvrir la bouteille …à fond! Il suffisait d’y penser!
Ah j’ai oublié! Ce n’était pas tout à fait terminé, il fallait aussi acheter la consigne ! Là on se sentait en terrain connu mais ….
En Espagne nous explique-t-on vous avez le choix entre deux solutions :
– soit vous achetez chez Repsol ou équivalent en station service et vous avez un contrat en bonne et due forme long comme un jour sans pain avec votre nom, prénom, adresse, numéro de téléphone de la grand-mère etc. et on vous remboursera alors la caution si un jour vous le souhaitez ou lorsque vous retournez en France,
– soit vous acceptez et c’est plus ou moins ce que tout le monde fait… enfin le touriste lambda… de régler un ticket à 50 € le tout consigne et bouteille (gaz à 18€) et on vous la rendra également facilement chez n’importe quel fournisseur ou station essence! hum hum! bizarre! Nous apprendrons plus tard en Espagne non basque…que les consignes sont le plus souvent … gratuites… grrr

Retour à notre voyage, les spécialités s’alignent : les poissons grillés sont une spécialité de Zarautz comme les Pintxos à l’apéro, mais le tout le plus souvent…incompréhensible, pas vraiment d’efforts pour écrire en espagnol ; L’ETA étant passé par là, nous ressentons nettement une barrière de langue volontaire! Nous avons cependant pu nous restaurer d’une bonne soupe de poisson qui a réchauffé le corps, le coeur et le moral!
Le lendemain matin, départ à nouveau vers Saint-Sébastien, où nous aimerions visiter un peu plus. Nous nous posons dans un parking à 5,50 € sans électricité mais avec eau, placé à côté des facultés. Parfait pour la ballade! C’est reparti pour la découverte!
Après ces routes basques battues par la pluie, ces histoires « drôles » de propane espagnol et les découvertes magnifiques sur notre route, il était temps pour nous de reprendre la route vers la France en direction de notre petit refuge ligérien.
L’Escale du Loup Blanc – Chambres d’hôtes dans les Monts du Lyonnais où nous aimons nous retrouver après chaque voyage.
